Des expositions, des rencontres… en cette fin du mois de Janvier 2020

Le 16  Janvier, dans le cadre du partenariat Mémoire et Vigilance entre le Conseil économique et social et la Fondation pour la Mémoire de la Déportation  a eu lieu une table ronde autour du thème “Analogies et différences entre les crises des années trente et celles d’aujourd’hui” : une après-midi intéressante et enrichissante que nous pourrons retrouver en vidéo .

Parmi les participants, Serge Wourgaft , 102 ans,  arrêté à 26 ans, déporté au camp de Buchenwald  et toujours actif lors de nos réunions, comme le montre la photo prise le 16 janvier ! (Serge Wourgaft est au 1er rang, en pull rouge) A travers sa présence et cette photo, c’est un hommage à tous les déportés que nous voulons rendre

La transmission par les témoins

Ginette Kolinka sera sur Fance Culture dans la série intitulée “une histoire particulière”:

Émission 1 : Ginette Kolinka 1/2 : La mémoire retrouvée (avec la participation d’Huguette Cuisy à l’émission)

https://www.franceculture.fr/emissions/une-histoire-particuliere-un-recit-documentaire-en-deux-parties/ginette-kolinka-12-la-memoire-retrouvee

Ginette raconte son enfance, son adolescence sous l’occupation, l’étoile jaune obligatoire, l’arrestation à Avignon, les camps, le retour… et surtout la philosophie de la vie qu’elle en a tirée.

Crédits photographiques : Babelio

Émission 2: Ginette Kolinka 2/2: Auschwitz II- Birkenau, la transmission

https://www.franceculture.fr/emissions/une-histoire-particuliere-un-recit-documentaire-en-deux-parties/ginette-kolinka-22-auschwitz-ii-birkenau-la-transmission

A La Rochelle

Cérémonie devant la plaque commémorative de l’école Paul Doumer

Plaque commémorative, Ecole Paul Doumer

Dans la nuit du 30 au 31 janvier 1944 a eu lieu  dans le département la rafle de 90 enfants, femmes et hommes Juifs

Ils sont restés 2 jours dans cette école primaire Paul Doumer avant le transfert à Drancy, puis le départ vers Auswitch-Birkenau.

Les Jeunes et la transmission : “Par les vivants

Des élèves de seconde du Lycée Etienne Bezout à Nemours nous immergent dans le  Nemours de la seconde guerre mondiale pour suivre la vie des populations juives

Extrait de l’invitation envoyée par les élèves
Extrait du journal “Le Gâtinais”

La transmission par l’art : Exposition  à St Georges de Didonne (17)

A travers l’exposition « Traces de déportation» Michel Claverie, descendant de déporté, présente des photos du camp de concentration de Sachsenhausen réalisées lors d’un voyage mémoriel ; elles sont accompagnées des sculptures de Cécile Vassort, elle aussi descendante de déportés. (extrait page facebook de la Galerie d’Art de St Georges de Didonne)

Affiche de l’exposition ‘Traces”

Et toujours avec autant d’intérêt, l‘Exposition itinérante  “Lutetia, 1945 – le retour des déportés” créée pour le 70 ème anniversaire de la  libération des camps

 Elle est présentée en janvier/février au Lycée Victor Duruy à Paris

https://www.lecese.fr/sites/default/files/recup_synchro/evenement/CP-Lutetia2015-05_05_05.pdf

Photo en tête de cette note

Exposition du Lutétia

colloque, Université de Lille

22 janvier 2020 à la Maison de la recherche, Université de Lille.

Thème : La transmission de la mémoire : «  La transmission de la  mémoire » avec une double approche : psychologique et historique.

Le colloque se déroulera sur une journée

Matin :  

               Table ronde sur « La transmission de la mémoire du massacre d’Ascq »

Après-midi :

Table ronde sur « La transmission des traumatismes : la transmission transgénérationnelle »

  • La transmission de la mémoire de la déportation :
  • La transmission par l’école
  • La transmission par la recherche historique
  • La transmission par la  FMD

Des collégiens de Lot et Garonne lisent des poèmes

Avec le début de l’année 2020 commencent les annonces des activités proposées par des associations mémorielles à l’occasion des 75 ans de la libération des camps nazis.

Notre fil conducteur est celui de la transmission, fil essentiel, pour ne pas dire unique, autour duquel s’organise toute la vie de nos associations et de la Fondation. Transmettre est indissociable de la connaissance des années qui ont marqué le XXème siècle : connaissance de la tragédie du système concentrationnaire et du mécanisme qui l’a engendré. C’est le rôle des historiens et des scientifiques : La réflexion sur le passé participe à la formation de l’homme et de la conscience du citoyen écrivaient Marie-José Chombart de Lauwe, Yves Guéna et Jean Mattéoli,  il y a 20 ans, dans leur préface au dossier pédagogique rédigé dans Mémoire Vivante pour le Concours de la Résistance et de la Déportation en 2001-2002 : des propos toujours d’actualité pour les jeunes et les adultes d’aujourd’hui !

Nos remerciements vont à toutes celles et ceux qui ont partagé avec nous, avec vous,  leurs activités de cette année mémorielle 2020 et ce patrimoine national et international.

Dès le 15 janvier…

Les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation du Lot-et-Garonne (AFMD 47) nous informent que dès ce mercredi 15 janvier, et ce pendant 21 semaines, donc jusqu’à la fin du mois de mai, des élèves des lycées et collèges de leur département liront des textes et poèmes de déporté(e)s sur les radios locales. Le 15 janvier, ce sont des élèves de troisième du collège de Montflanquin qui liront « La faim » de José Fosty sur Radio 4 dont les fréquences sont 90.8, 91.9, 98.3, 107.3 (voir article de « La Dépêche » du 19 décembre).

Quelques mots sur ce poème écrit à Buchenwald et sur son auteur

José Fosty naît en 1919 dans la province de Liège, en Belgique. Résistant à l’occupation allemande, il est arrêté en 1942 et déporté au camp de Buchenwald en mars 1943. Il s’intéresse très tôt au dessin (voir photo jointe en bas de cette note) et, avec d’autres déportés, dont le décorateur de théâtre français Paul Goyard, l’art devient un moyen de résister, de survivre pour témoigner, et finalement, de rester humain. Il décède en 2015 en Belgique où il a fondé une famille (Photo extraite de l’annonce de son décès).

Le camp de Buchenwald est situé à proximité de Weimar, en Thuringe, en Allemagne. Le taux de mortalité à la fin de la guerre y est effarant : 14 000 personnes mourront en 100 jours, la surpopulation accentuant la mortalité due aux conditions de survie (110 000 déportés alors que la capacité prévue à la construction du camp est de 8 000 personnes). Le camp est évacué en avril 1945. De nombreux déportés ne survivront pas aux transports en wagons à marchandises ou aux marches de la mort. (Source Mémorial de Buchenwald)

Extrait du poème lu par les collégiens (Paroles de déportés page 44)

La faim, toujours la faim.

La faim hurlante, ….

Jadis…

N’en parlons pas !

Pourtant, il existait le temps des bons repas,

Le temps où l’on chantait

Tout en rentrant chez soi…

Mais où est ton sourire

Et ta robe de soie ?

Où sont nos chants, nos rires ?

                                                                                                Fosty

Poème écrit à Buchenwald

  

Pour compléter : un dessin de José Fosty

Pendant l’alerte aérienne II, collection d’Art de la Fondation Buchenwald-Dora